fêtes, combats

coups de théâtre

Le Théâtre Vollard a développé un sens aigu de la communication, occupant constamment le devant de la scène et la une des journaux (environ 1 500 articles dont 150 de presse nationale !). Avec humour et imagination, le spectacle a débordé des plateaux de théâtre. Pour faire sa pub, pour attirer l’attention, pour contester, la troupe Vollard a créé des évènements, manié les symboles, multiplié les provocations.

fêtes et combats

la presse

"Il n’y a pas de Charlie Hebdo à La Réunion, il y a le Théâtre Vollard qui fout joyeusement sa merde." [Charb, Charlie Hebdo]

"Emmanuel Cambou et son équipe ont ce je-ne-sais-quoi qui fait du rassemblement le plus banal, une véritable fête pour tous." [Edith Halimi, Le Journal de l’île de La Réunion]

Chez Vollard les fêtes sont indissociables des combats. Celles de Jeumon ont été les plus belles, organisées et scénographiées comme de vrais spectacles : Vollard nana set po - Batissage, Mille Bougies, La Belle Étoile, Kabar z’intermittents ! Leur secret ? Une raison impérieuse de se rassembler et de communier avec le public. Peu à peu nous avons acquis une vraie culture de la fête, quelque chose d’inimitable et d’indissociable de notre parcours. Nous sommes nés à la fin des années soixante-dix, comme Ziskakan, comme Danyel Waro, et avons accompagné une génération en mal de révolte et d’identité. Dans une île passée en vingt ans du moyen âge colonial à la société de consommation, les chocs ont été rudes, les conflits nombreux. En 1980, en 1987, en 1992, en 1999, chaque fois, nous n’avions plus d’avenir. L’administration nous étranglait et chaque fois nous étions à la veille de bouleversements. Nous avons survécu. Nous nous sommes engagés. Nous avons soutenu les motivations profondes de la révolte du Chaudron, l’opération "mains propres" de la justice. Nous avons appelé aux réformes. Fallait-il se taire ? Éviter la politique ? Ne faire que du théâtre ? Peu à peu La Réunion a changé. Aujourd’hui il y a davantage de liberté, plus de parole, l’Histoire de l’île n’est plus occultée. Et une culture nouvelle est née.

la métropole

Tôt ou tard une troupe de théâtre doit se frotter à Paris. C’est là que sont les décideurs, c’est là que sont les médias qui comptent. Le public est exigeant, cosmopolite, il n’y a pas de tricherie. Nous aimons Paris, malgré les problèmes d’argent et la concurrence qui est très vive. Nous y avons conquis un vrai public, nous avons noué des liens étroits avec des professionnels du spectacle et plusieurs d’entre nous y sont aujourd’hui installés.

©Théâtre Vollard 1980-2007 | Mentions légales