UN THEATRE NOMME VOLLARD (film documentaire)

itinéraire d’une compagnie réunionnaise

un film de Catherine Damour - 52 mn

Un théâtre nommé Vollard retrace les 23 ans d’existence de la première compagnie professionnelle de l’île de La Réunion, d’Ubu Roi à Séga Tremblad. En prenant le patronyme d’Ambroise Vollard célèbre créole, marchand de tableaux et mécène éclairé du début du XXe siècle, la troupe se positionne en creux à l’avant garde de l’expérimentation théâtrale en outre-mer.

Au travers d’images d’archives, d’entretiens, de séquences musicales et d’extraits de spectacles, le film retrace l’histoire et les péripéties d’une aventure humaine et collective. De lieux en lieux, de départs en expulsions, d’âges d’or en traversées du désert, le Théâtre Vollard est parvenu à jeter les bases d’un type de spectacle vivant qui se penche avec humour et gravité, en créole, en fanfare et en musique, sur les questions qui traversent et fondent la société réunionnaise.

Prix du documentaire au Festival Vues d’Afrique de Montréal , 2003

production : RFO Réunion et Ciné Horizon

images : Sam Sayers, Bernard de Langard, Catherine Damour, Christophe Chamciaux, Karim Aribi son : Daniel Thomas

25 € + frais de port

BLEU BLANC NOIR (film documentaire)

Esclavage et Révolution Française à l’Île de La Réunion

Un documentaire de Patrick VIRET - 52 mn

Pendant la Révolution Française, à la différence des Antilles La Réunion ne connut ni massacre, ni révolte d’esclaves. Patrick Viret s’interroge sur le « paradoxe réunionnais », la condition Noir-Blanc, les rapports avec la métropole, le mythe de Madame Desbassyns et le double visage de l’identité créole.

Avec des interviews de

Claude Wanquet et Jean Marie Desport (historiens), Paul Hoareau, (homme politique), Gilbert Aubry (évêque de La Réunion), Hubert Grondin (habitant de Sainte Marie), Jehan de Villèle (descendant de Madame Debassyn), Mesdames Bègue de Mafate et Pylaurent (gardienne du musée de Saint Gilles les Hauts), Délixia Perrine (comédienne), etc.

Textes de

Boris Gamaleya, Évariste de Parny, Bory de Saint Vincent, Firmin Lacpatia.

Extraits des spectacles

Étuves, d’Emmanuel Genvrin et l’Esclavage des Nègres, d’Olympes de Gouges, crées à l’occasion du Bicentenaire de la Révolution Française par le théâtre Vollard en 1988 au Cinérama de La Possession.

Réalisation Patrick VIRET, images Jean-Luc L’HUILLIER, son Jean Noël DURAND

25 € + frais de port

Fêtes de Vollard
8 documents - 2h 13mn

Le Théâtre Vollard a débordé les plateaux de théâtre pour aller dans la rue, à la télévision, il a touché à la musique, aux arts plastiques, à la bande dessinée, à la littérature, au cinéma. Il a ainsi créé des événements et marqué les esprits. Les fêtes, militantes, très médiatisées et après 1991 localisées à Jeumon, ont rassemblé des milliers de spectateurs.

Nuit des Nodules

8 mn. A l’occasion de la sortie des pilotes du feuilleton télévisé (jamais diffusé !) Les Flamboyants, le théâtre Vollard organisa dans sa salle au Grand Marché de Saint-Denis le 23 décembre 1986 une soirée où se produisirent les Créol’s, Bouge Coco, les jeunes danseuses de Bellepierre, Maxime Laope, etc.

Varangue

, 60 mn, Les dix ans de la compagnie furent fêtés à la télévision le 29 juin 1989 lors d’une émission en prime time « varangue  » animée ce soir-là par Hélène Iconomoff. Public sur le plateau, plasticiens réalisant une oeuvre en direct, itv de comédiens, de techniciens, micros-trottoirs pré enregistrés, clips de Tropicadéro, des Créol’s, extraits de pièces de théâtre. En fin de soirée, Emmanuel Cambou et Laurent Segelstein détruisirent en direct le décor honni et doudouiste de la varangue qui servait de décor permanent aux émissions locales.

Art Mafate

25 mn, réalisation Patrick Viret. Le Théâtre Vollard participa étroitement à ce festival organisé les 8, 9, et 10 septembre 1989 par Dominique Blanc. Il se déroulait dans un cirque montagneux, Mafate, haut lieu du marronnage et inaccessible aux véhicules. Des soirées de soutien furent organisées au Cinérama. Public et artistes se rendaient à pied au village de La Nouvelle. Patrick Viret, qui était dans l’île avec une équipe de France 3 Normandie pour filmer Etuves réalisa un documentaire.

7 Po (1 mn)

Installation de Jeumon (11 mn), Fête Batissages (10 mn). Reportages RFO. Quelques semaines après les évènements du Chaudron, le Théâtre Vollard inaugura le 12 avril 1991, à moins d’un kilomètre de là, ses nouveaux locaux de Jeumon. C’était chaud. Concerts, représentations gratuites de Marie Dessembre, animations et surtout une grande exposition d’art contemporain pilotée par Laurent Segelstein, Batissages. Pour ces milliers de jeunes ce fut un choc. Cette fête scella l’union de Jeumon avec les quartiers populaires et les jeunes de Saint-Denis.

Alé Marcel !

15 mn. « Chez-Marcel », le célèbre bar de nuit de Saint-Denis, ouvert depuis 1954, devait fermer. Pour rendre hommage à son propriétaire, les amis du Théâtre Vollard organisèrent le 20 juillet 1991 une fête dans sa « kour ». On éleva deux arches de réfrigérateurs dans la rue, William Zitte créa des pochoirs. Le petit peuple des bazardiers, les chanteurs « lontan » lui rendirent hommage. Le Théâtre hérita de son mobilier, de son enseigne, et développa un style « Marcel » décliné dans Lepervenche et Votez Ubu Colonial. Charlie Hebdo publia le portrait de Marcel Coupama en 1995.

Mil Bougies

6 mn. Les 23 et 24 juillet 1993 les occupants de Jeumon (Vollard, Live, JAP et Le Cri du Margouillat) se mobilisèrent contre l’indifférence de la mairie de Saint-Denis et des collectivités. La troupe Vollard, qui fournissait l’électricité à tout le monde et n’avait plus d’argent, donna le thème de la fête. Des centaines de bougies furent allumées en ville grâce à des petits fanals, des dizaines d’artistes de toutes disciplines se produisirent devant 8 000 personnes pendant deux jours. Le Cri du Margouillat sortit une édition spéciale. À minuit le compteur EDF fut symboliquement découpé à la meuleuse. Jeumon, plongé « dann fénoir », fut soudain illuminé par des milliers de bougies et la soirée se poursuit au son roots du maloya.

Débutage Kabar Bar

3 mn. Serge Dafreville et Gilles Rézette prirent la succession du Ti Bird à Jeumon. Ce café-musique prit le nom de Kabar Bar et fut inauguré le 11 mai 1994 devant 800 spectateurs. Il accueillera, en complémentarité avec le Palaxa tout proche une génération de musiciens réunionnais. Au moment du départ de Serge vers d’autres fonctions et du décès de Gilles dans un accident de parapente le déclin de Jeumon est bien entamé.

Pigalle Marron

1 mn. Les 5, 6 et 7 septembre 1998, pendant les représentations de Kari Vollard au Divan du Monde à Paris nous avons pris possession du boulevard de Clichy avec des stands, une guinguette, une scène ouverte dans des décors de Lepervenche. Les spectacles de danse et de théâtre eurent lieu au théâtre du Trianon tout proche, ceux de musique au Divan du Monde avec une programmation des Dom-tom, du Brésil, d’Afrique. Une affiche de Kamboo avec la tête de Bibik, 150 artistes invités, 3 000 spectateurs, un débat sur l’avenir de la création outre-mer et une soirée réunionnaise mémorable avec les « Séga all stars ».

25 € + 2 € frais de port

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