Rapport Wurtz

Mai 1992, extrait du rapport Wurtz,
inspecteur général de la création au ministère de la Culture

Il convient avant tout de retrouver les conditions d’une discussion sereine en dépit du caractère volontiers provocateur d’Emmanuel Genvrin. Avec ses forces et ses faiblesses, ses succès et ses échecs, le Théâtre Vollard a apporté sa pierre fondatrice au théâtre réunionnais. L’hypothèse de la direction d’un CDR me semble à exclure d’emblée, tant du fait de l’opposition unanime, évoquée plus haut, des collectivités territoriales, que pour des raisons tenant à l’inadéquation du Théâtre Vollard(d’Emmanuel Genvrin) à l’animation de l’outil pluriel que doit être un tel établissement. Les développements récents ne vont pas, malheureusement dans le sens d’une telle perspective, les relations entre Vollard et l’ensemble des collectivités publiques, y compris la Drac s’installant dans le conflit ouvert.

note

À la suite de ce rapport, le Théâtre Vollard fut déconventionné, perdit le tiers de ses subventions et les investissements cessèrent sur Jeumon. En 1998 une nouvelle crise financière provoqua la mise en redressement judiciaire de la compagnie et en 1999 le conseiller théâtre de la Drac-Réunion assigna en correctionnelle André Pangrani et Emmanuel Genvrin (président et directeur du Théâtre) pour « menaces et intimidations dans le but d’obtenir des subventions ». Les deux furent condamnés finalement à 5 000 F d’amende pour outrage à fonctionnaire. La troupe perdit le soutien du ministère de la Culture.

 
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